Vendredi 25 septembre 2009

« Des terres et des Coupons » est un extrait d’une opérette de 1922, les années folles

 «  Ta Bouche »

Lyrics de Albert Willemetz et musique de Maurice Yvain.

 

IL s’agit d’un duo entre La Comtesse chanté ici par Anne Marie, et Monsieur du Pas de Vis que j’interprète. Cet air est très actuel dans sa façon de montrer les problèmes que les français ont avec l’argent !

Chacun des deux rôles représente un type historique de richesse :

La comtesse celle de la vieille noblesse  dont la puissance était basé sur la possession de la terre de puis le Moyen-âge

Monsieur du Pas de Vis, un actionnaire qui détient des valeurs de sociétés anonymes par actions qui se sont développées avec la révolution industrielle.

Dans les deux cas il s’agit de « rentiers ». Une tradition ancienne de notre pays, ceux qui se sont enrichis cessent leurs activités pour vivre de leur revenus, qu’il s’agisse de loyers dans un cas, ou des dividendes fournis par la possession d’actions, ce que l’on nommait avant le passage à l’informatique, les coupons que l’on détachait au bas des titres.

Ce comportement bien français, arrêter ses activités pour vivre de ses rentes, explique souvent qu’après des départs retentissants l’économie de notre pays s’endorme. Ce fût le cas de la révolution industrielle, après le début tonitruant du Second Empire, la croissance s’est engourdie sous la Troisième République.

Nos concitoyens ont aussi toujours préféré les placements sans risque, or, bas de laine, immobiliers, à ceux plus stimulants pour l’économie.

C’est encore un débat d’actualité dans la crise actuelle.

Derrière l’humour provoquant des années folles, un air d’une criante actualité dans le tourbillon financier actuel !

Gérard Staron

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Vendredi 31 juillet 2009
O ma belle Aurore

 

« O Ma belle Aurore » est une ballade anglaise du XVIIème, un divertissement musical agréable dans le style du siècle classique,  illustré par une carte postale de 1922.

Chantée par Geneviève, Anne marie et  Gérard, cette mélodie ancienne qui vient d’une île de l’autre côté de la Manche est dédicacée à une très jeune personne «  Aurore » âgée d’un mois et habitante de Lille,

Il est vrai que Lille est une sorte d’île géologique. Un banc de crétacé supérieur fait communiquer les plateaux de l’Artois à ceux du Hainaut et du Brabant en Belgique.  Il est isolé  entre  les basses terres argileuses et marécageuses de la Flandre intérieure.

 

Gérard Staron

 

 

 

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Vendredi 31 juillet 2009




La valse des mouches !

 

Avez-vous constaté la multiplication et le caractère hargneux de ce petit insecte  cette année ?

Les mouches  manifestent un dynamisme que l’on ne connaissait pas l’an dernier !

Surement une raison climatique ?

Les températures ?

La sécheresse ?

L’alternance de coups de chaleur et de fraicheur ?

 

Si je crois l’encyclopédie du monde animal,  la « musca domestica »  hante nos maisons. Il lui «  revient la palme du  plus envahissant, du plus assidu, du plus insupportable des insectes  sous tous les climats, sous toutes les latitudes, depuis des temps immémoriaux »

Elle ajoute « au printemps et à l’automne  suivant les conditions climatiques, on peut voir se succéder de 7 à 10 générations  composées d’un nombre d’individus  croissant  en proportion géométrique »

Mais quelles conditions climatiques ?  En été ?

 

Pour une fois ma réponse n’a rien de scientifique, je propose de vous chanter

  «  La valse des mouches »

« La valse amusante que l’on chante en chœur » introduite par un texte «  à dire avant la chanson »

Une mélodie de l’entre deux Guerres de :

G. Roger pour les paroles

J. Dorin et A. Roger  pour la musique

Autrefois interprétée par mon père….

Une façon de se défouler en chantant contre ce petit insecte

Alors comme moi, faites la mouche !

 

Gérard Staron

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Lundi 13 juillet 2009

« Ca s’est passé un Dimanche »

Paroles de Jean Boyer

Musique de Georges Van Parys

Création Maurice Chevalier

interprête : Gérard Staron
 

Cette chanson très connue de l’entre-deux guerres apaisera-t-elle les débats parlementaires qui s’échinent sur la Loi du travail du Dimanche ?

Depuis la révolution française et la loi de 1793 qui enlève  son rôle au jour du seigneur, la France a connu moult mélodrames sur le sujet en particulier en juillet :

--La Loi du 18 novembre 1814 sous la Restauration, Louis XVIII, interdit le travail de certaines professions le Dimanche

--La Loi du 12 juillet  1880, à l’instigation des républicains qui viennent d’arriver au pouvoir,  abroge la précédente et rend le travail dominical possible à la condition de donner un jour par semaine de repos

-- La Loi du 13 juillet 1906 rétablit le repos du Dimanche

-- Décidément, c’est souvent en juillet !

 

Au-delà de l’intrigue amoureuse, d’une conception de la famille assez dégradée d’une atmosphère franchouillarde de divertissement populaire, la chanson évoque l’atmosphère des guinguettes et des lieux de promenades que l’on trouvait à quelques encablures des villes à une époque où les automobiles peu nombreuses ne permettaient pas encore des déplacements massifs vers des lieux touristiques plus lointains pour le plus grand nombre.

 

Surtout  on trouve à la fin du second couplet une allusion historique intéressante « Puisqu’il faut des soldats sur la ligne Maginot, c’est pas le moment que tu flanches ». Elle évoque un climat international très tendu à la veille de la seconde guerre mondiale avec  les agressions des puissances totalitaires et deux faiblesses de la France en partie à l’origine de sa débâcle de mai-juin 1940.

Sa faible natalité.

 Cette dernière a baissé plus rapidement que dans les autres puissances européennes depuis le XIXème siècle. Le contraste est très fort après 1936 entre une France où les décès sont plus nombreux que les naissances pour la première fois en temps de paix et une Allemagne en pleine politique nataliste hitlérienne

Sa stratégie militaire avec la ligne Maginot.

 Exclusivement défensive, elle ne permettra pas de faire face aux forces d’attaques mobiles des blindés soutenus par l’aviation descendant en piqué.

 

  Gérard Staron

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Lundi 27 avril 2009


Avec « La Vilaine », je vous interprète une chanson historico-hydrologique puisque Théodore Botrel et E Feautrier nous content d’une façon légendaire la façon dont le principal fleuve de la Bretagne  a été nommé.

 

La Vilaine nait  dans l’ouest du département de la Mayenne et suit un cours est-ouest  jusqu’au centre du bassin de Rennes où elle prend une orientation méridienne. Elle reçoit de part et d’autre ses affluents principaux , la Meu et l’Oust  du côté Bretagne,  la Seiche et le Don

Faut-il croire la légende de T. Botrel, barde breton de la fin du XXIème et du début du XXème siècle ?  Une source née du chagrin d’une jeune fille vilaine, repoussée par le fils du seigneur,  à l’époque de la reine Anne.

Un tel nom de rivière peut surprendre.

Faut-il voir une allusion à cette dernière duchesse de Bretagne, puis reine de France qui était chétive et boiteuse, à son mariage mouvementé avec le Roi, Charles VIII, après que ses armées soient venues l’assiéger dans Rennes en août 1491 ? Mais elle n’est pas née près de Vitré comme l’indique la chanson !

La Vilaine est-elle nommée ainsi car elle ne prenait pas sa source dans le duché de Bretagne mais au Royaume de France sur les collines du Maine ? Les Révolutionnaires de 1790 en l‘associant avec l’Ille, ont  par contre fait du département résultant une anomalie phonétique !

Faut-il voir dans ce nom une allusion à des crues très dévastatrices ? A l’époque de la composition de la chanson, il n’existait pas de mesures de débits sur la Vilaine. Les principales inondations récentes janvier 1995 et février 1930 se déroulent en hiver et affectent surtout la ville de Redon en aval alors que la chanson nous amène à l’amont.

Cette dénomination provient-elle  du nom donné aux paysans au Moyen âge « les Vilains ».  La rivière traverse les régions agricoles fertiles intérieures de la Bretagne en particulier le bassin tertiaire de Rennes.

Faites votre choix.

 

Cette chanson fournit une occasion d’associer la nature des fleuves aux traditions et légendes d’une région, une façon de vous inciter à jeter un petit coup d’œil sur le site  http://www.nature-et-traditions.com dans un autre domaine, avec une localisation géographique très proche. La ville de Mayenne dans le département et sur l’amont de la rivière du même nom,  correspond au bassin versant voisin des sources de la Vilaine.

 

Gérard Staron

 

 

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