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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 00:26

Papa n’a pas voulu

 

 

Cette chanson de 1933 a été écrite par Jean Nohain  avec une musique de Mireille, il m’est arrivé de la chanter à mes petites filles quand elles testent leur papi quand papa et maman ont dit « non »

Le couplet est déjà une histoire de Mariage et après le refrain d’origine, j’ai tenté de voir qu’elles seraient les conséquences de la Loi qui arrive en discussion (refrain 2 modifié par mes soins)) sur la chanson

Pour conclure, refrain 3 modifié,  qu’il valait mieux ne pas toucher au code civil pour satisfaire les aspirations d’une minorité. A ne pas « penser » aux conséquences, il faudra les « panser » après !

Le mariage deviendrait  asexué . La terre est peuplé par « les hommes », mais il y a une moitié de femme, par fois les « moitiés » de l’autre moitié, cette moitié disparaitrait du code civil !

La loi donne le droit d’avoir des enfants à des unions qui ne peuvent en avoir naturellement ! Peut-être le retour des «  choux » et des « roses » de nos ancêtres

La Loi remplacerait pères et mères par parents, mais il y en a deux. le un et le deux. Les futurs parents ont déjà tant de mal à choisir le prénom de leur bambin, que de disputes dans les chaumières s’ils doivent choisir le un ou le deux, avec quelles conséquences pour la vie familiale, en cas de  divorce

Les grands parents deviendraient les aïeux, Papi et Mamie viennent de vieillir d’une génération  eux qui croyaient avoir gardé un brin de jeunesse!

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 22:21

L’opérette est décidément un mode d’expression visionnaire en politique.

Cet air du « J’en suis tout à fait incapable » est extrait de « La Mascotte » opéra comique en 3 actes, plutôt opérette d’Edmond Audran compositeur lyonnais né en 1842, Livret de Duru et Chivot.

 

 

L’œuvre date de 1880, au début de la troisième république, au moment où les républicains viennent de s’emparer du pouvoir. L’arrivée à la présidence de Jules Grevy en 1879 termine la prise du pouvoir définitive par les partis républicains des diverses institutions.

L’opérette est censée se dérouler dans la principauté imaginaire de Piombino au XVIIème siècle, mais le thème de cet air peut être élargi à tout homme politique élu ou briguant la magistrature suprême.

Sachant qu’il existe une mascotte « Bettina » qui porte chance à toutes personnes qui n’en n’a pas, les hommes politiques, tentent de l’attirer, pour se maintenir au pouvoir ce qui fait jaser !

L’air décrit tout ce que peut faire un homme d’état avec son peuple….. Écoutez, c’est toujours d’une très brulante actualité, chaque partie de couplet fait penser à un véritable programme présidentiel, en matière fiscale, de promesse électorale, de communication,  d’action politique !

Dans l’élection présidentielle de 2012, nos candidats ont encore plus besoin qu’avant d’une Mascotte.

Pour être élu il faut promettre tout à tout le monde , l’habitude qui coute très cher à chaque élection!

Mais la dette interdit  toute tentative de tenir ces promesses !

Vraiment cornélien

Il y a cependant un problème. Pour conserver ses pouvoirs de Mascotte, Bettina doit garder sa vertu, « sa fleur d’oranger », et le vieux roi déclare son incapacité à la lui prendre, ce que d’autres souhaitent dans l’opérette. Là encore le thème peut être transposé à l’actualité  récente!

Dans cet air, il y en a pour tous les partis politiques et candidats éventuels, qui osera me dire après cela que l’opérette n’était pas un genre musical visionnaire pour comprendre dès le début de la troisième république, ce qui pouvait se passer après dans notre pays en 2012 en politique,

Peut-être une façon de devenir Président : rechercher Mascotte désespérément pour gagner des voix !

Gérard Staron

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 21:38

 

Couplets de la Grisette

Extrait de l’opérette Véronique (acte 2)

Musique d’André Messager

Livret de A. Vanloo et G. Duval

Interprétation G. Staron

 

La sordide actualité de la suite de l’Hotel Sofitel de New York, m’a incité à chanter cet «  air de la Grisette » qui présente un début de similitude de comportement.

Qu’est-ce qu’une grisette ?

Ce mot désignait autrefois une jeune ouvrière souvent dans les métiers du textile. Le dictionnaire ajoute  « coquette et galante mais non vénale ».

Ce nom venait de l’habit d’étoffe grise de peu de valeur porté autrefois par les femmes du commun.

Quel est le contexte de l’air ?

Un noble, désargenté mais proche du pouvoir, séduit par une jeune ouvrière , en réalité une noble déguisée ce qu’il ne sait pas, tente d’exiger plus.

La différence avec l’actualité de l’affaire de New  York :

Le livret précise que le vicomte « n’insiste pas et se retire »

 

La différence avec une autre affaire plus parisienne :

Les faits sont prescrits depuis très longtemps et ne peuvent plus faire l’objet d’une enquête pour non dénonciation de crime !

L’action de l’opérette Véronique se déroule sous la monarchie de Juillet, le régime du Roi Louis Philippe 1er de 1830 à 1848, sous le ministre Guizot ( ministre des affaires étrangères après 1840 et 1er ministre après 1847)

L’opérette a été  composée par André Messager en 1898, sous la troisième république et la présidence de Félix Faure qui est mort l’année suivante dans des conditions scabreuses avec « sa connaissance ».

L’œuvre, classée opéra-comique en 3 actes, est encore chantée  en particulier  pour les fêtes du nouvel an 2011 à l’Opéra Théatre de Saint Etienne et bien mieux que je n’ai pu le faire ici !

Cet air montre que les mentalités de certains grands de ce monde n’ont pas changé depuis le XIXème siècle !

C'était plus poétique dans l'opérette!

 

Gérard Staron

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 12:06

La chanson de Solveig (1876)

Extrait de la Suite  Peer Gynt

Edward Grieg

Chant  Gérard Staron

Piano : Marie Gabrielle

 

Ce compositeur Norvégien nous a laissé une véritable chanson climatique de l’hiver scandinave, le froid, les étendues de neige, l’engourdissement général, la nostalgie des pays du soleil au milieu de la nuit polaire

C’est aussi l’occasion de souhaiter le 4ème anniversaire de notre petite Solveig , éloignée dans un  pays de Viking moins septentrional

De la part de Mamie Mireille , de Papi Gérard,

Oncle Tantes et  Cousine

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 17:34

« Vive la Paresse »

Air extrait de l’opéra –comique » Rip-Rip » acte 1

Musique de Robert Planquette

Interprète : G. Staron

 

Le compositeur (1850-1903) est beaucoup plus connu pour la musique des « Cloches de Corneville ». Rip-Rip est une opérette, plutôt qu’un opéra comique, qui se déroule dans les colonies anglaises  d’Amérique où elle commence par un hymne en l’honneur du roi Georges III en 1763 et se termine, en 1783 après la guerre d’indépendance avec un autre hymne en l’honneur de Georges Washington sur le même air.

Il est curieux de constater que la météorologie (le vent, le tonnerre) mais aussi le milieu naturel  (campagne, montagne , bois) sont les symboles liés à la paresse !

Cet air s’inscrit dans une tradition culturelle du pays des librettistes et du compositeur, celle de l’opérette marseillaise ou d’autres de l’entre deux guerres comme Dédé «  Dans la vie faut pas s’en faire » et d’une grande partie de la chanson française.

Henri Salvador qui a travaillé presque jusqu’à sa mort a été le chantre de cette société sans travail, « le travail c’est la santé,  ne rien faire c’est la conserver », Beau contraste !

Ceci correspond aussi à la tradition historique

Notre pays est sous l’ancien régime celui où la bourgeoisie d’affaire aspirait à vivre de ses rentes, pour ensuite devenir noble à qui il était interdit de travailler sous peine de déroger. La fermeture de l’accès de la bourgeoisie à la noblesse a d’ailleurs été l’une des causes de la Révolution.

Le mouvement social et ouvrier français a toujours préféré la réduction du temps de travail aux autres aspects (salaires, protection contre la maladie l’accident, le chômage) qui ont plus concerné l’Allemagne ou le Royaume Uni

La France s’est souvent repliée sur la rente. Après le très fort enrichissement du second Empire, c’est peut être pour cela que Napoléon III est mal vu, les aspects rentiers ont repris le dessus sous la 3ème république : une révolution industrielle inachevée ! C’est d’ailleurs le cas au moment de la première de l’opérette

Jusqu’à ces derniers années, la notion de travail a été rognée de toutes parts, en durée aux deux extrémités de la vie  et pendant la semaine, mais aussi en qualité avec la négation de la « rentabilité »  par une grande partie de l’éducation nationale ou avec le choix délibéré de certains de ne pas travailler (cette réponse est souvent faite).

Un tel choix de civilisation n’a pas eu d’effets majeurs, tant que la tendance à la baisse de la durée du travail ou la présence de l’état providence des 30 glorieuses s’est poursuivie dans les pays développés. Depuis quelques années la situation s’est inversée, que ce soit au niveau économique avec la concurrence internationale, la mondialisation et le développement des pays émergents, au niveau démographique avec la faible natalité et l’allongement de la vie etc

Notre pays se situe maintenant dans une situation de contresens qui peut être fatale !

Il y a en effet dans le passé un exemple de déclin pendant 3 siècles d’un pays qui s’était endormi sur sa rente au point de ne plus en avoir : L’Espagne. Sous Charles Quint, elle recevait toutes les richesses du nouveau monde à Séville, elle a choisi de les laisser transformer par d’autres dans le nord de l’Europe. Ces richesses se sont taries, l’argent s’est dévalué et il s’en est suivi 3 siècles de misère et de mendicité!

 

Gérard Staron

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 19:42

« Air de l’Inspecteur d’Académie »

Extrait de l’opérette Mamzelle Nitouche (1885)

Musique de Hervé

Interprête : G. Staron

 

La direction d’un établissement de jeunes filles a trouvé un stratagème pour faire connaitre à un jeune officier  sa future fiancée, pensionnaire dans ce couvent !

Il prend le titre d’Inspecteur d’Académie qui effectue sa tournée d’inspection et veut rencontrer la « meilleure » élève de l’établissement. Dans l’air ici chanté, il se présente.

Quelques années après les lois scolaires de Jules Ferry qui ont placé sous contrôle l’enseignement religieux, ridiculiser un inspecteur d’académie peut plaire.

D’ailleurs l’opérette est visionnaire du fonctionnement d’un établissement scolaire d’aujourd’hui  et du pouvoir qu’y ont pris les meneurs et perturbateurs au travail absent,   parmi les élèves à qui ils imposent leurs lois, mais aussi vis-à-vis des chefs d’établissements.

L’inspecteur de l'opérette ne se renseigne pas auprès de la direction (Madame la supérieure,) du professeur (Monsieur l’organiste) mais auprès d’une élève qui a multiplié  les excentricités (vol de partition du professeur, chantage etc).et ne correspond pas au tableau touchant que l’inspecteur fait d’elle.

Combien de fois ais-je entendu dans des conseils de classe, des présentations édifiantes par l’administration, d’élèves au bilan et au comportement désastreux pour tous les professeurs.

En 1885, ceci s'effectue dans une langue Française parfaite et un respect apparents bien loin du vocabulaire actuel

 

Bonnes vacances aux collègues 

G. Staron

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 16:32
L'Alleluia est le chant de Pâques par excellence et avec quelques heures de retard "Joyeuses Pâques"
Voci un "Alleluia" qui en surprendra plus d'un par le caractère poétique de ses paroles et par le calme et la paix de sa mélodie surtout  quand il est   chanté par une jeune personne ...
certains trouveront qu'il est diffcile à chanter , je vous signale qu'll ne dépasse pas  le fa aigu sauf la note finale ajoutée par   mes soins.

Alleluia extrait de l'opérette "Mamzelle Nitouche" musique de Hervé interprête G. Staron
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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 23:39

 Joyeux Noêl à tous ceux qui ont passé quelques instants sur ce blog. La Vierge à la crèche est un air de Henriette Gabriel Marie sur des Paroles d'Alphonse Daudet interprété par Marie Gabrielle au Piano et moi au chant.

Gérard Staron

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 22:19

« L’océan »

Paroles  de T. Botrel et musique de  E.. Feautrier

 

Cette chanson du XIXème siècle que j’interprète semble une illustration surprenante des rapports pours le moins complexes que la Bretagne entretient avec les tempêtes qui viennent de l’Océan.

Les paroles sont fortes, l’ouragan  fait perdre au vieil homme sa maison, son bateau, ses enfants et pourtant il n’arrive pas à haïr l’Océan…

Ce dernier  fournit les activités nécessaires à la vie avec la pêche, la Marine nationale, la collecte des algues quand elles ne sont pas vertes, le Goémon, pour l’agriculture, la douceur des températures hivernales qui permettent des cultures légumières, les plages et les paysages de la côte  pour le tourisme.

Beaucoup d’activités bretonnes sont liées à la mer, pourtant  à l’époque napoléonienne, le blocus continental a partiellement détourné cette région du large avec le déclin des grands ports pour provoquer l’essor de l’élevage .

Du large arrivent aussi de violentes tempêtes dont les rafales peuvent dépasser 180 Km/h  comme en décembre 1999 ou même plus de 200 Km/h comme le 16 octobre 1987

Depuis le début du mois, le vent atteint ou dépasse presque chaque jour les 100 km/h sur les côtes de la Manche . Hier encore  ce seuil a été dépassé à la pointe du Raz et à l’Ile d’Ouessant. Une telle ténacité est rare même si le vent actuel ne parait pas avoir une violence suffisante pour provoquer toutes les calamités de la chanson. Dans le passé des tempêtes à répétition ont aussi soufflé en janvier et février 1990 avec des vitesses qui dépassaient régulièrement 150 km/h, seuils qui heureusement n’ont pas été atteint pendant ce mois de novembre

Le Breton doit vivre avec le vent violent, ce qui explique peut être cette chanson aux paroles surprenantes,  paroles qui peuvent rendre mal à l’aise.

Un exemple d’adaptation aux conditions climatiques, même si le vent actuel n’atteint pas une violence suffisante pour provoquer de tels dégâts

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 14:18

« Des terres et des Coupons » est un extrait d’une opérette de 1922, les années folles

 «  Ta Bouche »

Lyrics de Albert Willemetz et musique de Maurice Yvain.

 

IL s’agit d’un duo entre La Comtesse chanté ici par Anne Marie, et Monsieur du Pas de Vis que j’interprète. Cet air est très actuel dans sa façon de montrer les problèmes que les français ont avec l’argent !

Chacun des deux rôles représente un type historique de richesse :

La comtesse celle de la vieille noblesse  dont la puissance était basé sur la possession de la terre de puis le Moyen-âge

Monsieur du Pas de Vis, un actionnaire qui détient des valeurs de sociétés anonymes par actions qui se sont développées avec la révolution industrielle.

Dans les deux cas il s’agit de « rentiers ». Une tradition ancienne de notre pays, ceux qui se sont enrichis cessent leurs activités pour vivre de leur revenus, qu’il s’agisse de loyers dans un cas, ou des dividendes fournis par la possession d’actions, ce que l’on nommait avant le passage à l’informatique, les coupons que l’on détachait au bas des titres.

Ce comportement bien français, arrêter ses activités pour vivre de ses rentes, explique souvent qu’après des départs retentissants l’économie de notre pays s’endorme. Ce fût le cas de la révolution industrielle, après le début tonitruant du Second Empire, la croissance s’est engourdie sous la Troisième République.

Nos concitoyens ont aussi toujours préféré les placements sans risque, or, bas de laine, immobiliers, à ceux plus stimulants pour l’économie.

C’est encore un débat d’actualité dans la crise actuelle.

Derrière l’humour provoquant des années folles, un air d’une criante actualité dans le tourbillon financier actuel !

Gérard Staron

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